
Il y a une chose que grand frère poursuit depuis très longtemps.
Vivre « un autre monde » sous « un autre nom ». Voilà ce que c’est.
Dans le monde réel, à cause de l’environnement dans lequel on est né et de toutes sortes de contraintes, il y a souvent des choses que les gens ne peuvent pas faire, même s’ils le voudraient. Beaucoup ne parviennent pas non plus à exprimer pleinement le potentiel qu’ils portent réellement en eux.
Je ne pense pas que le monde réel d’aujourd’hui soit un endroit facile à vivre.
C’est pourquoi grand frère poursuit depuis longtemps l’idée d’une « possibilité anonyme », l’idée de « posséder un autre nom ». Et avec cela, il a essayé de faire s’épanouir les possibilités des gens dans « un autre monde ». En le mettant lui-même en pratique.
À l’époque, je ne comprenais pas vraiment ce qu’il voulait dire. Mais en venant dans ce monde d’Eorzéa, dans FFXIV, j’ai compris qu’il existait bel et bien « un autre monde ».
Ici, ce n’était pas simplement le monde d’un jeu. C’était « un monde qui pouvait être un autre monde », où toutes sortes de gens menaient réellement leur vie.
Tout comme dans le monde réel, les rues sont pleines de monde. Chacun s’habille comme il l’entend, fait ses courses, discute, et il y a parfois même des disputes ou des différends. On trouve ici, sans aucune différence avec le monde réel, « un monde où des gens vivent ».
Ici, on peut devenir « la personne qu’on veut être ». Dans son apparence comme dans sa personnalité. Bien sûr, il y a des limites et des contraintes. Mais c’est aussi, en bien comme en mal, exactement comme dans le monde réel : c’est justement parce qu’il y a des contraintes que les gens peuvent briller.
Et dans ce monde, il y a aussi des personnes qui s’échappent du cadre préparé par le jeu pour faire s’épanouir toutes sortes de talents. Créer des films, composer de la musique, dessiner, écrire des œuvres littéraires.
C’est là, très clairement, un exemple de potentiel originel qui s’épanouit enfin.
Il y avait ici « un monde qui pouvait être un autre monde », au-delà du simple cadre du jeu.
Le monde que le métavers et la réalité virtuelle cherchent aujourd’hui à atteindre existe peut-être déjà ici.
Cet Eorzéa, ce monde de MMO, n’en est qu’un exemple. Mais dans le monde d’aujourd’hui, avec Internet, je crois que tout devient possible dès lors qu’on a « un autre nom ».
Et il peut y avoir autant « d’autres noms » qu’on le souhaite, tout comme il peut y avoir autant « d’autres mondes » qu’on le souhaite.
On peut mener ses propres activités créatives ou son travail sous des noms différents, et vivre ainsi de nouveaux mondes.
Chacun de ces mondes peut, un jour, finir par se rejoindre. Ou bien rester à jamais parallèle, sans jamais se croiser.
Si « les possibilités d’une personne » s’élargissent, elle pourra se libérer de ce sentiment d’enfermement, vivre plus facilement. Et peut-être que l’humanité pourra alors devenir un peu plus douce, un peu plus bienveillante. Si chacun peut être gentil avec la personne à ses côtés, et que cela se propage, peut-être que les conflits diminueront dans le monde, et que la paix pourra grandir.
C’est pourquoi je pense que personne n’a besoin d’hésiter à vivre « un autre monde » sous « un autre nom ». J’aimerais que personne n’ait de réticence à ce sujet.
Ce que grand frère poursuit depuis si longtemps…
« l’épanouissement des possibilités de l’humanité »… c’est aujourd’hui de tout mon cœur que je le souhaite, moi aussi.
de : Le carnet de Norico




"Rechercher dans les archives"
Merci de nous avoir lus. À bientôt !